Propositions CGT pour des mesures immédiates pour protéger la vie des salarié-es, juillet 2023
Suites pénales des procédures de l’Inspection de Travail dans le Rhône, tract CGT-CNT, juillet 2023
Documents pour le 28 avril 2023
Le 28 avril 2023, mobilisation unitaire pour la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses !
En manifestant contre le report à 64 ans de l’âge de départ à la retraite, les travailleurs et travailleuses de France montrent leur refus d’un travail mortifère source de souffrances. Et pour cause : selon l’Insee, 25% des hommes les plus pauvres sont déjà morts à 62 ans (« contre » 5% des plus riches). Ce chiffre sera porté à 29% si le projet de gouvernement de recul de l’âge légal à 64 ans est adopté.
CGT : Santé, sécurité et mort au travail. Refusons l’aggravation en nous opposant à la réforme des retraites.
Depuis 1996, chaque 28 avril, le mouvement syndical mondial rend hommage aux victimes des accidents et des maladies du travail. C’est en 2003 que l’OIT a entrepris d’organiser une « Journée Mondiale pour la Sécurité et la Santé au Travail », en mettant l’accent sur la prévention des accidents du travail et maladies professionnelles. Dans cette période de lutte contre la contre-réforme des retraites qui impose un report de 2 ans de l’âge légal de départ, la santé et la sécurité au travail sont des enjeux fondamentaux.
En France, plus de 2 morts au travail chaque jour !
Intervention préliminaire faite par le collectif de préparation devant le Ministère du Travail par Olivier Zwobada
Si l’omerta au sujet des morts au travail commence à se fissurer, l’impunité patronale perdure malgré leur obligation de résultat au sujet de la santé et de la sécurité de leurs salarié.e.s . Il nous reste donc beaucoup de pain sur la planche pour faire cesser l’hécatombe de mort-e-s, de malades et d’estropié-e-s. Il s’agit de dépasser la date du 28 avril car les problèmes existent tout au long de l’année.
Notre rassemblement est le fruit d’un long travail de mise en commun, mais ce rassemblement ne peut être seulement un rendez-vous annuel.
Nous proposons de poursuivre notre action pour les prochains mois avec plusieurs axes de travail prioritaires que nous vous invitons à partager…
Prise de parole de l’UD CGT Paris pendant le rassemblement devant le ministère.
Je tiens à inscrire cette journée de mobilisation pour la sécurité et la santé au travail dans le mouvement de lutte contre la réforme des retraites. En manifestant contre le report à 64 ans de l’âge de départ à la retraite, les travailleurs et travailleuses de France montrent leur refus d’un travail mortifère source de souffrances. Et pour cause : selon l’Insee, 25% des hommes les plus pauvres sont déjà morts à 62 ans (« contre » 5% des plus riches). Ce chiffre sera porté à 29% si le projet de gouvernement de recul de l’âge légal à 64 ans est appliqué.
Nous sommes pour le maintien des régimes spéciaux car leur suppression va à l’encontre de la reconnaissance de la pénibilité dans les secteurs concernés et remet en cause l’attractivité des métiers pourtant aujourd’hui en manque chronique de personnel.
Nous dénonçons l’intox du gouvernement sur les questions de santé et de sécurité au travail.
Journée mondiale contre les AT 28/04/2023 : l’intervention de la CGT Travail-Emploi Formation professionnelle
Les accidents du travail même ceux les plus graves et mortels sont perçus comme une fatalité et sont traités comme des faits divers inévitables.
Pourtant, cette vision des choses est fortement battue en brèche depuis de nombreuses années par les organisations syndicales qui se battent à la fois pour l’amélioration des conditions de travail et pour une meilleure visibilité des AT. Ce sujet a également fait une entrée fracassante sur le plan médiatique avec le travail de recensement de Mathieu LEPINE et a permis une prise de conscience plus large du sujet. Aujourd’hui, ce sont les familles de victimes qui se mobilisent pour leurs mort.es et qui demandent des comptes jusqu’au Ministère du travail qui est bien loin de mettre en oeuvre une politique de prévention des risques professionnels qui serait à la hauteur des enjeux.
Introduction aux débats, Bourse du travail de Paris
Cette assemblée intervient un an après le 28 avril 2022, avec un rythme annuel qui s’impose à nous. Nous avions à l’époque adopté un Manifeste, qui reste toujours d’actualité. Pourtant, on est dans une configuration complètement différente.
« Pour une politique du travail : ouvrons le débat » par Le collectif des Ateliers travail et démocratie / 05 mai 2023
Avec la pandémie puis le mouvement contre la réforme des retraites, l’aspiration à un travail soutenable et qui ait du sens s’est enfin imposée dans le débat public. Le collectif des Ateliers travail et démocratie propose de prendre maintenant le temps de mettre en commun l’intelligence collective sur ce sujet politique essentiel.
Le « bois », un beau métier! Sud éducation, Snuep-FSU, Snep-FSU
Le système d’aspiration des poussières en fin de vie, et en outre sous-dimensionné dès l’installation, ne permet plus d’accueillir les élèves dans les ateliers. Malgré les mises en garde des enseignants depuis 2010, rien n’a été suffisamment anticipé ni par le rectorat et ses différents Chefs d’établissement, ni par la Dsden, ni par la Région, propriétaire des locaux. En 2020 et en 2022, les représentants des personnels en Comité d’Hygiène Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) alertés par les enseignants ont pris ce grave dossier à bras le corps.
Documents pour le 28 avril 2022
28 avril 2022, journée internationale de la santé et la sécurité au travail. Rassemblement unitaire devant le Ministère du Travail.
Tract unitaire
Le 28 avril a été choisi par l’OIT (Organisation Internationale du Travail) pour rappeler au monde l’enjeu de la santéet la sécurité au travail et l’importance de la prévention des risques professionnels. En France, plus de 1000 accidents mortels du travail et de trajet sont recensés chaque année pour les seuls salariés du régime général, sans compter les accidents du travail non recensés des fonctionnaires, des indépendant-es et auto-entrepreneur-ses, des travailleur-ses détaché-es, des livreur-ses, chauffeurs et autres travailleur-ses des plateformes (Uber, Deliveroo,…). Ceci sans parler des morts liés à des maladies d’origine professionnelle. Citons seulement les 3000 décès par cancer et par an dus à l’amiante, la plupart non reconnus. Sans parler des centaines de milliers de victimes qui traînent des séquelles à vie. Sans parler enfin des innombrables dépressions et suicides d’origine professionnelle, presque jamais reconnus non plus.
C’est une hécatombe qui, année après année, décime le monde du travail. Les personnes mortes au travail ne sont pas victimes de la malchance mais d’un système d’exploitation. Le profit passe toujours avant l’humain. La mise en danger d’autrui des travailleu-ses s’opère en toute connaissance de cause de la part des employeurs et confirme leur responsabilité pénale. Il s’agit d’homicides.
Manifeste pour la santé des travailleuses et des travailleurs
Nous ne voulons plus subir !
Halte à l’impunité des employeurs, donneurs d’ordre, propriétaires des plateformes….
Manifeste adopté à la Bourse du travail, Paris, 28 avril 2022
Le 28 avril a été choisi par l’OIT (Organisation Internationale du Travail) pour rappeler au monde l’enjeu de la santé et la sécurité au travail et l’importance de la prévention des risques professionnels.
A l’initiative d’associations et de syndicats, militant pour les droits des travailleurs à ne pas être mis en danger dans et par le travail, la question des accidents du travail a enfin émergé dans le débat public en France, notamment à l’occasion de la journée de mobilisation du 28 avril 2022 consacrée à la santé et à la sécurité au travail.
Mobilisation du 28 avril 2022 : Dossier de presse
L’Organisation Internationale du Travail a choisi la date du 28 avril pour honorer dans le monde entier les victimes du travail et soutenir les politiques de prévention des risques professionnels. En France, un retard important existe dans ce domaine.
Ce dossier rassemble les analyses et propositions du groupe de travail préparant la mobilisation à Paris le 28 avril 2022. Il représente un point d’étape de la réflexion collective afin de préparer une mobilisation sociale à la hauteur de ces enjeux.
• Fiche 1 – Zones d’ombre des morts au travail
• Fiche 2 – Comparaisons internationales
• Fiche 3 – Sous-déclaration des accidents du travail
• Fiche 4 – « Plan d’action Accidents du Travail Graves et Mortels » à côté de la plaque
• Fiche 5 – La suppression des CHSCT un recul de plus d’un siècle
• Fiche 6 – Cordistes, mortel travail en hauteur
• Fiche 7 – Des propositions alternatives pour la santé des travailleurs
Introduction au débat Assemblée du 28 avril 2022, journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail, Bourse du travail, Paris.
D’abord je voudrais excuser l’absence de Véronique Daubas-Letourneux, malade au point de ne pas pouvoir venir aujourd’hui. J’espère qu’on aura l’occasion d’organiser une rencontre à Paris avec elle. Son absence est d’autant plus dommageable que c’est un peu grâce à elle qu’on a pris cette initiative. A coté de Véronique, un second acteur de l’ombre, Matthieu Lépine, alertait depuis des années dans un appel sans cesse renouvelé, Allô Muriel Pénicaud, puis allô Elysabeth Borne, silence des ouvriers meurent…. en novembre et décembre, la presse s’est brusquement aperçue l’existence de ces morts invisibles. Je voudrais aussi excuser son absence.
Mais ce qui nous a questionnés, nous syndicalistes ou membres d’associations, militants de cette cause de la santé au travail depuis des années voire des décennies, c’est justement l’absence du mouvement syndical de ce débat public. Et du coup, la crainte, déjà un peu vérifié, que cet intérêt journalistique relève d’un feu de paille. Nous voulons, je crois que la volonté est partagée dans la salle, nous voulons un mouvement continu qui permette que cette question des morts au travail reste visible, qu’elle devienne une question sociale à part entière, un problème public. Et que des mesures concrètes permettent une véritable prévention, y compris dans les entreprises.
Benoît Martin, Prise de parole du 28 avril 2022 devant le ministère du travail pour la CGT Paris.
Mesdames et Messieurs, chers amis, chers camarades,
Chaque année, près de trois millions de travailleurs meurent dans le monde en raison d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. En France, plus de mille accidents mortels du travail et de trajet sont recensés chaque année pour les seuls salariés du régime général. La date du 28 avril a été choisie par l’OIT pour rappeler au monde l’enjeu de la santé et de la sécurité au travail, et l’importance de la prévention des risques professionnels.
Passer du global au national, c’est exiger qu’en France, un travail législatif conduise à inverser les politiques mortifères qui génèrent tant d’accidents et de maladies sur les lieux de travail.
Cordistes en colère, cordistes solidaires.
La profession cordiste en quelques mots.
Un cordiste, c’est un gars (ou une fille) qui travaille au moyen de cordes. Soit directement à son poste de travail. C’est le travail en hauteur à proprement parlé. Soit pour le rejoindre, car il est difficilement accessible. (…)
Depuis 2006, au moins 26 cordistes sont morts au travail. Au moins, car l’omerta qui règne autour des accidents du travail rend ce recensement difficile. Nous, association Cordistes en colère cordistes solidaires, avons commencé ce recensement en 2019. Auparavant, aucun chiffre ! Pire, le métier annonçait zéro mort, et de très rares blessés.
travailler sous fortes chaleurs abîme la santé, CGT ville de Paris, août 2023
travailler sous fortes chaleurs abîme la santé
arrêt du boulot quand il fait trop chaud !
Les températures augmentent. A Paris, l’été 2022 a été le plus chaud jamais
enregistré. Or, le travail sous fortes chaleurs présente des risques. A Paris,
nous y sommes donc particulièrement exposé·es. A court terme, c’est la
déshydratation, les étourdissements, les crampes… qui peuvent provoquer
des accidents du travail. A long terme, les épisodes de travail sous hautes
températures répétés peuvent provoquer des insuffisances rénales
chroniques.
Quatrième décès d’un prestataire : la sous-traitance peut tuer ! 3 juillet 2023
La CGT aux côtés des vendangeurs sans papier duChampagne, septembre 2023
Pourquoi n’y a-t-il pas d’ateliers sur la santé des femmes lors de ces assises 2026 ?
17 mars 2026
Pourquoi n’y a-t-il pas d’ateliers sur la santé des femmes lors de ces assises 2026 ?
Parce que, nous, le groupe de travail Femmes, santé, travail, ne voulons plus perdre notre santé à préparer des ateliers sur la santé des femmes !
Le collectif des assises de la santé et de la sécurité des travailleureuses (ASST), est composé du groupe Organisation des Assises et de 4 groupes de travail (GT), dont le nôtre, le GT 1 : Femmes, santé, travail.
Certaines d’entre nous ont participé au groupe Orga et à d’autres groupes de travail.
Nous envisagions pour 2026, une réunion plénière pour ouvrir la question de la place de la santé des femmes dans nos collectifs militants et syndicaux, à partir de notre expérience au sein du collectif qui organise ces assises. Nous sommes trop éprouvées par les obstacles et les violences rencontrées par notre groupe de travail pour assurer cette plénière.
Une rétrospective s’impose pour expliquer ce choix.
Nous sommes fières du travail réalisé, lors des ateliers 2024 et 2025.
En 2024, le GT1 a organisé 4 Ateliers.
1 : Violences sexistes et sexuelles en milieu professionnel, syndical, associatif
2 : Cancers des femmes au travail en commun avec le GT3Santé au travail et environnement
3 : Santé invisibilisée, travail invisibilisé, salariées invisibles
4 : Travail invisibilisé, risques invisibilisés des femmes au travail, en commun avec le GT4Organisation du travail, souffrance au travail, enquêtes
En 2025, le GT1 a organisé 5 Ateliers
1 : Cancers des seins d’origine professionnelle : mise en visibilité.
2 : Cancer des seins d’origine professionnelle : des luttes positives et des stratégies à débattre (en commun avec le GT 3 « Santé au travail et environnement »)
3 : Santé des femmes au travail et prévention genrée des risques.
4 : Temps de travail, temps du travail et santé des femmes au travail (en commun avec le GT4 « Transformation et organisation du travail et santé »)
5 : Violences masculines contre les femmes, au travail et dans les organisations syndicales
Ces ateliers ont fait émerger des propositions d’actions, de revendications telles que :
- Soutenir les victimes, y compris financièrement, dénoncer, documenter et agir contre les violences sexistes et sexuelles contre les femmes et minorités de genre, dans les milieux professionnels, syndicaux et associatifs, par la prévention et les sanctions pour lever l’impunité
- Travailler avec le GT4 (Organisation du travail) sur le long cours, sur le temps de travail des femmes. Premiers contacts avec différents collectifs, dont « La Syndicale », et des chercheuses, partage du livre blanc issu d’un congrès de 1965 sur la diminution du temps de travail des femmes.
- Construire, en intersyndicale, des revendications et argumentaires autour d’un congé hormonal et menstruel ainsi que des revendications relatives à la prévention primaire en santé des femmes au travail
- Mobiliser les syndicats et associations pour exiger, non seulement la mise en œuvre de l’évaluation sexuée des risques (obligatoire depuis 2014) mais aussi des outils et méthodes qui garantissent une réelle prévention féministe des risques et non le purple washing habituel, et faire reconnaître, à travers des enquêtes de terrain, les risques et pénibilités des travailleuses et des métiers féminisés.
- Créer un groupe de travail permanent sur les cancers des seins : enquête sur les parcours professionnels des femmes victimes des cancers des seins, pour identifier des situations de travail susceptibles d’être à l’origine de leur cancer, œuvrer à leur reconnaissance, le cas échéant, comme maladie professionnelle.
- Organiser une lutte pour faire inscrire les cancers des seins et les cancers hormono-dépendants dans des tableaux de maladies professionnelles.
Mais à quel prix avons-nous réalisé ce travail ?
Au prix de notre propre santé, car l’organisation des assises est pétrie de patriarcat. Nous avons dû affronter de nombreux obstacles et faire face à des violences et stratégies de domination qui, bien qu’habituelles sont épuisantes : intimidation à ne pas parler de violences sexistes verbales, psychiatrisation publique de la situation de certaines d’entre nous, intimidations et isolement physique de certaines d’entre nous, accusations mensongères envers certaines d’entre nous individuellement puis envers le GT1 complet, agissements sexistes, sexisme d’ambiance, mecsplications régulières, non réponses et mépris pour les questions liées à la démocratie et à la perspective féministe dans la gouvernance de l’organisation des assises, soutiens constants et publics, silencieux ou décomplexés, par leurs proches, aux mis en cause, etc.
Quelques exemples d’évènements dont certains ont laissé des traces traumatiques sur les membres du GT1
Premier constat, le GT Femmes, santé, travail est, non pas par choix mais par absence des hommes, le seul GT en non mixité contrainte. Hormis pour venir prendre la parole en public ou pour décider des interventions en plénière sur la santé des femmes sans consultation du GT1, les hommes sont absents du GT Femmes, santé, travail et ne sont pas venus aux réunions. La santé des femmes n’intéresse-t-elle pas les hommes ?
Avant les assises 2024, le GT1 a reçu une alerte de l’AVFT, l’association contre les violences faites aux femmes au travail. Le boulot qu’elles ont commencé sur le guide avec la CGT devait être présenté non par elles, mais par un militant CGT et l’ex-directrice de l’AVFT avec lesquel.les elles ont de profonds désaccords, allant jusqu’au conflit social. Le GT1 a demandé et obtenu qu’elles aient un droit de parole lors des assises 2024 pour présenter le contexte et leur contribution à ce travail. Vous pouvez retrouver la vidéo de leur intervention ici : https://link.infini.fr/avft2024
En février 2026, le guide a été publié par la CGT 76, sans aucune mention de l’AVFT.
Aux assises 2024, suite à un témoignage dans un atelier, une militante de notre GT1 a été violemment prise à partie. Elle n’a pas eu de soutien de la part des organisateurs.
Le GT1 a demandé une enquête sur ces évènements ainsi que sur d’autres, survenus plus tard. Le groupe Orga a répondu qu’aucune enquête ne pouvait être faite, étant donné que l’organisation des assises n’était pas une structure officielle.
Lors d’une réunion, un militant a déclaré publiquement qu’une membre du GT1 avait des problèmes psychiatriques, propos habituels contre les femmes qui se rebellent et demandent justice. Malgré des protestations de deux femmes du GT1 contre ces propos en pleine réunion, la parole a été redonnée au militant par l’animateur habituel des réunions, et le militant a insisté en justifiant ce qu’il venait de dire. Un autre, sans cibler nommément, a utilisé les termes « les hystériques » et « les paranoïaques » lors des échanges qui ont suivis.
Pas de réaction du groupe Orga sur ces évènements.
Fin 2024, le GT1 a demandé au groupe Orga à ce que l’ensemble des ateliers adopte une approche genrée des sujets débattus (annoncer s’il y a ou pas des données genrées sur le sujet et les utiliser lorsqu’elles existent), et que l’ensemble des communications écrites et orales utilisent un langage égalitaire.
Sans que rien ne se passe.
Les quelques intervenant·es que nous avons contacté·es n’ont pas eu cette consigne.
L’un des militants, mis en cause pour ses propos et certains agissements a fait part à la liste de discussion qu’il se sentait injustement visé.
Il a reçu des courriels de soutiens masculins sur les listes de discussion du groupe Orga et de certains GT, soutiens qui soulignaient son « engagement féministe ».
Et un groupe « restreint » auto-proclamé de l’Orga des assises a trouvé le moyen de se réunir dès le lendemain suite à ce courriel de plainte d’un homme et a décidé, le jour même de cette réunion en « groupe restreint », de faire une enquête, enquête qui jusque-là était inenvisageable.
Le GT1 a interpellé le groupe Orga, pour savoir comment la décision d’enquête avait été prise, par qui, ses modalités, et ses objectifs car l’absence de décision démocratique au sein du groupe habituel d’Orga des assises, et la constitution de sous-groupes restreints qui prennent des décisions quand un homme se plaint mais pas quand les femmes dénoncent des violences ne sont pas acceptables dans un système démocratique.
Pas de réponse collective du groupe Orga, mais des réponses éparses et contradictoires sur les motifs de l’enquête, et ses objectifs.
Lors de l’enquête, un des enquêteurs a employé plusieurs fois le mot « hystérique ». Quels objectifs sert l’usage du terme hystérique, à plus forte raison dans le contexte d’une enquête où les femmes dénoncent des faits de domination, d’intimidation verbale et physique, d’isolement physique par des hommes, de violences verbales, de soutien aux mis en causes ?
Au bout de quelques mois, le GT1 a demandé où en était l’enquête, qui en était destinataire. Les prochaines assises approchaient.
Sans que rien ne se passe.
L’une d’entre nous a envoyé des articles sur une approche féministe du travail et de la santé. L’un des militants du groupe Orga a répondu : « C’est de la merde ces docs ». Quand l’émettrice a protesté, un organisateur lui a répondu que l’imminence des assises ne permettait pas qu’on s’attarde sur ces faits et le militant a reçu un soutien masculin soulignant son implication dans la lutte féministe.
Certaines militantes ont quitté des réunions visio, parfois en pleurs.
Sans que rien ne se passe.
Les membres du GT1 se sont interrogées sur la place de la santé des femmes dans les assises et se sont maintes fois posé la question : « Qu’est-ce qu’on fait dans cette galère ? Pouvons-nous œuvrer pour la santé des femmes dans un contexte aussi délétère pour la nôtre ? ». Plusieurs femmes du GT1 très investies sur la question de la santé des femmes, ont jeté l’éponge et se sont retirées de l’organisation des assises, trop éprouvées pour poursuivre dans ce contexte.
Sans que rien ne se passe. À aucun moment le groupe Orga des Assises ne s’est préoccupé de savoir pourquoi tant d’abandons.
Nous avons cependant organisé des ateliers en 2025 et notamment un sur les « Violences masculines contre les femmes dans les OS et au travail », où les intervenantes ont souligné le nombre important de militantes qui ont abandonné le militantisme syndical et associatif faute de protection contre les violences masculines et patriarcales.
Aux assises 2025, le groupe Orga des assises a mis en place un Service d’Ordre et lu une charte sur le respect et la tolérance 0 pour les violences.
Certaines membres du GT1 ont été prises à partie par le SO en public, en pleine salle, pour savoir ce qu’elles comptaient faire par rapport à la présence, comme si de rien n’était, d’un mis en cause à l’atelier « Violences masculines contre les femmes ». Une réunion a été convoquée d’urgence, avec des membres organisateurs et le SO. Le GT1 y a appris que le rapport d’enquête avait été envoyé au coordinateur (officieux) des assises, sans suite connue. Décision collective a été prise avec le SO que l’atelier se déroulerait soit en l’absence du mis en cause, soit en mixité choisie, c’est à dire sans homme cisgenre.
Le lendemain, le rapport d’enquête a été envoyé aux 25 personnes de la liste de discussion du groupe Orga des Assises.
Dès qu’un homme militant se plaint, réaction immédiate dans un « groupe restreint » du groupe Orga ! Quand les femmes dénoncent des faits, y compris publics, leur demande d’enquête, de protection et donc de sanctions tombe aux oubliettes !
Le GT1 a dénoncé au groupe Orga l’absence de confidentialité de l’enquête, la déformation de certains propos, l’omission de faits pourtant dénoncés par plusieurs d’entre nous et sa partialité (un enquêteur commence les entretiens en mecspliquant qu’il ne s’agira pas de sanctionner, sans même connaître les faits qui seront dénoncés dans les entretiens). Et le GT1 a demandé un droit de réponse ou une enquête contradictoire.
Sans que rien ne se passe.
En mai 2025, le GT1 a envoyé un courriel au groupe Orga, motivant son absence à la prochaine réunion d’organisation, par ce que ses membres vivent au sein du groupe Orga des assises (sexisme ciblé et d’ambiance, violence secondaire des non-réponses, soutien aux mis en cause, silences complices), et par la nécessité de préserver sa santé.
En juin 2025, le groupe Orga a écrit dans un compte-rendu, qu’il a l’intention d’envoyer 4 émissaires discuter avec le GT1, pour « aborder de front tous les désaccords » mais … l’invitation ne sera envoyée qu’à la mi-novembre, proposant la rencontre seulement à 2 des membres du GT1, reportant ainsi le conflit sur 2 femmes du groupe. La proposition de rencontre n’a ensuite été adressée au GT1 complet que mi-décembre, avec comme objet d’avoir un état des lieux des ateliers prévus par le GT1.
Ce qui a été fait à l’une d’entre nous, c’est à nous toutes que ça a été fait et que cela continuera d’être fait tant que l’impunité perdurera ! L’impunité et les soutiens silencieux ou décomplexés doivent cesser au sein de nos organisations et associations.
En absence de sanctions des événements passés, et de mesures de prévention primaires pour l’avenir, nous ne pouvons pas continuer à nous exposer au sexisme, à la misogynie d’ambiance ou ciblée, ou aux violences, car c’est l’impunité et le soutien aux agresseurs qui fait leur force.
Nos perspectives : continuer à mobiliser pour la santé des femmes au travail, dans une perspective féministe et un cadre sécurisant.
Néanmoins, la santé des femmes, qui se dégrade au travail comme dans le quotidien, a besoin d’avancées radicales, au sein de nos organisations et associations.
Aussi, notre groupe continuera à se mobiliser et à travailler, avec ou sans le soutien des parties prenantes des assises actuelles, avec, nous l’espérons, votre soutien pour organiser des Assises féministes de la santé au travail.
Vous pouvez contacter le Groupe de travail Femmes, santé, travail à l’adresse suivante :

